En bref
Une pose de filet de sécurité suit cinq temps : l'étude du chantier, le choix du matériel, la pose avec mise en tension, le contrôle avant mise en service, puis le suivi jusqu'à la dépose. La qualité de l'étude initiale conditionne tout le reste, et quelques informations préparées de votre côté accélèrent nettement le processus.
Tout commence loin du chantier : l'étude
La partie la plus importante d'une pose ne se voit pas : c'est l'étude. Avant de tendre le moindre filet, il faut comprendre la structure qui va le porter. Nature de la charpente ou de la dalle, points d'ancrage disponibles, surface à couvrir, et surtout la hauteur de chute : en France, le Code du travail limite à 3 mètres la distance entre le plan de travail et le filet.
Cette étude détermine aussi le calendrier. Un filet se pose à un moment précis de la vie du chantier, en coordination avec le charpentier, le couvreur ou le maçon. C'est elle qui aboutit au devis, dont nous détaillons la logique dans notre article sur le prix d'un filet de sécurité.
Le choix du matériel
L'étude débouche sur des choix précis : le système de pose (nappe horizontale, console en bordure, montage vertical), la classe de filet prévue par la norme EN 1263 selon la maille et l'énergie à absorber, la dimension des nappes et le mode d'ancrage. Chaque configuration a sa réponse, et notre guide complet présente l'ensemble de ces systèmes.
Étude, matériel, pose, contrôle, suivi jusqu'à la dépose : chaque étape conditionne la suivante.
La pose et la mise en tension
Vient le travail visible. Les nappes sont hissées, accrochées aux points d'ancrage définis lors de l'étude, puis mises en tension. Sur les grandes hauteurs et les charpentes complexes, l'intervention se fait à la nacelle. La tension est le geste décisif : un filet détendu ne travaille pas correctement, un filet trop contraint fatigue prématurément.
Les débords sous la zone de travail sont ajustés à ce moment, pour que la protection couvre non seulement l'aplomb du poste de travail mais aussi la trajectoire possible d'une chute.
Le contrôle avant mise en service
Aucun filet ne doit être considéré comme opérationnel à la seconde où il est accroché. La pose se termine par une vérification complète : tension des nappes, tenue des ancrages, dimension des débords, état des mailles et des cordes de bordure. Cette vérification est documentée dans un procès-verbal de réception, qui atteste la conformité de l'installation.
Le suivi, puis la dépose
Pendant toute la durée du chantier, le filet fait l'objet d'un contrôle visuel régulier, et la norme prévoit le test annuel d'une maille d'essai pour suivre son vieillissement. Nous avons consacré un article complet au contrôle et à l'entretien des filets. Une fois les travaux en hauteur terminés, les nappes sont déposées et le matériel est inspecté avant de repartir sur un autre chantier.
Ce que vous pouvez préparer de votre côté
Quelques éléments réunis avant le premier contact font gagner du temps à tout le monde :
- Les plans de la structure, même sommaires, ou des photos du chantier.
- La surface approximative à couvrir et la hauteur de travail.
- Les contraintes d'accès : nacelle possible ou non, encombrement au sol.
- Le planning des autres corps d'état, pour caler la fenêtre de pose.
Avec ces informations, l'étude va vite et le devis est précis. M.I.B Anti-Chutes réalise l'ensemble de ces étapes en Isère et dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment autour de Grenoble et de Bourgoin-Jallieu. Pour lancer l'étude de votre chantier, contactez-nous : le devis est gratuit et sans engagement.
Questions fréquentes
Cela dépend de la surface à couvrir, de la hauteur, de l'accès et de la complexité de la structure. La durée est estimée lors de l'étude du chantier et figure dans le devis, afin que la pose s'insère dans votre planning de travaux.
Oui, à condition de coordonner les interventions. La pose s'organise par zones avec les autres corps d'état, de façon à ne pas travailler les uns au-dessus des autres.
Non, c'est même son intérêt principal. Tendu sous la zone de travail, il protège sans occuper le plan de travail et sans imposer d'équipement individuel aux intervenants, contrairement au harnais.
Le poseur contrôle la tension, les ancrages et les débords à l'issue de la pose, puis un procès-verbal de réception documente cette vérification. Un contrôle visuel régulier prend ensuite le relais pendant toute la durée du chantier.
Sources officielles
Cet article s'appuie sur les sources suivantes :
- Norme EN 1263-1 et EN 1263-2, référentiel européen des filets de sécurité (exigences du filet et de sa mise en œuvre).
- Code du travail, articles R. 4323-58 et suivants (Légifrance), travaux temporaires en hauteur.
- INRS, Risques liés aux chutes de hauteur.



