En bref
Dès que deux entreprises interviennent sur une même opération de bâtiment, le maître d'ouvrage doit organiser la coordination sécurité : un coordonnateur SPS, un plan général de coordination (PGC) et un plan particulier (PPSPS) par entreprise. Les protections collectives communes, dont les filets de sécurité, sont au cœur de cette organisation : qui les pose, qui les maintient, qui les dépose.
Le vrai risque de la coactivité
Le danger d'un chantier partagé ne vient pas seulement de la hauteur. Il vient du fait que la protection des uns dépend des autres. Le charpentier termine, le couvreur enchaîne, l'étancheur suit : chacun hérite de l'état du chantier laissé par le précédent. Une protection déposée pour un levage et jamais remise, une zone que chacun croyait sécurisée par l'autre, et l'accident trouve son chemin.
C'est un constat que font tous les organismes de prévention : sur les chantiers à plusieurs corps d'état, la difficulté n'est pas d'installer les protections, c'est de les maintenir dans le temps et de savoir qui en répond.
Ce que la loi organise : SPS, PGC, PPSPS
Le législateur a répondu par la coordination sécurité et protection de la santé, dite SPS. Elle s'impose dès que deux entreprises au moins interviennent, simultanément ou successivement, sur une même opération de bâtiment ou de génie civil. Le maître d'ouvrage désigne alors un coordonnateur SPS.
Deux documents structurent ensuite la prévention :
- Le PGC, plan général de coordination, établi par le coordonnateur : il organise la prévention à l'échelle du chantier, dont les protections collectives communes et leur maintien.
- Le PPSPS, plan particulier de sécurité et de protection de la santé, rédigé par chaque entreprise intervenante pour ses propres travaux.
Chaque employeur reste responsable de la sécurité de ses équipes. La coordination ne dilue pas cette responsabilité, elle organise sa mise en musique.
Deux entreprises sur une même opération, simultanément ou successivement, et la coordination SPS s'impose au maître d'ouvrage.
Le filet, protection commune par excellence
Dans ce paysage, le filet de sécurité occupe une place particulière : c'est une protection qui sert à tout le monde. Une nappe conforme EN 1263 tendue sous la zone de travail protège le charpentier aujourd'hui, le couvreur demain et l'équipe de maintenance le mois suivant, sans que personne n'ait à s'équiper individuellement.
C'est ce qui en fait la solution privilégiée des phases de coactivité intense : montage de charpente pendant que le gros œuvre s'achève, couverture pendant que les réseaux avancent. Nous l'observons sur les chantiers logistiques comme sur les ouvertures de dalle, où la question du maintien des protections est la plus sensible, comme nous le racontions à propos des trémies.
Reste la règle d'or, à écrire noir sur blanc dans les documents de coordination : qui pose le filet, qui est autorisé à le déposer, qui le remet, et qui le contrôle. Une pose professionnelle, documentée par un procès-verbal de réception comme nous le décrivons dans les étapes d'une pose, donne à cette organisation une base solide.
M.I.B Anti-Chutes intervient comme poseur spécialisé au service de tous les corps d'état d'un chantier, en Isère et dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment à Lyon et Bourgoin-Jallieu. Pour organiser la protection collective de votre opération, contactez-nous : le devis est gratuit et sans engagement.
Questions fréquentes
Dès que deux entreprises au moins interviennent, simultanément ou successivement, sur une même opération de bâtiment ou de génie civil. Le maître d'ouvrage doit alors désigner un coordonnateur sécurité et protection de la santé.
Le plan général de coordination (PGC) est établi par le coordonnateur SPS : il organise la prévention à l'échelle du chantier, y compris les protections collectives communes. Le PPSPS est le plan particulier rédigé par chaque entreprise intervenante pour ses propres travaux.
La répartition est organisée par la coordination du chantier : qui pose, qui a le droit de déposer, qui remet en place. Chaque employeur reste responsable de la protection de ses propres équipes, ce qui rend cette répartition écrite indispensable.
Oui, c'est même l'un de ses grands avantages. Une nappe conforme EN 1263 tendue sous la zone de travail protège tous les intervenants qui se succèdent au-dessus, quel que soit leur employeur, pendant toute la durée de sa mise en place.
Sources officielles
Cet article s'appuie sur les sources suivantes :
- INRS, cadre réglementaire de la coordination SPS.
- Prévention BTP (OPPBTP), les obligations en matière de coordination SPS.
- Norme EN 1263, référentiel européen des filets de sécurité.



